La vie sur le front

Même si les soldats des premières lignes vivaient dans des conditions déplorables, toujours hantés par la mort, pour bon nombre d’entre eux, cette épreuve les rapprochera de leurs frères d’armes, qui resteront des amis pour la vie.


Quatre années à dormir, à manger et à combattre, envahis par la mort, la boue, les rats, les poux et l’humidité dans un trou de quatre pieds, c’est le sort qui fut réservé aux soldats des tranchées pendant la Première Guerre mondiale.

Dès le début de la guerre, les soldats durent creuser des trous pour se protéger des Allemands. Alors que la guerre tirait en longueur, les trous devinrent plus profonds et furent tant bien que mal aménagés pour accueillir ces soldats qui y vivraient pendant quatre ans.

Tout au long de la guerre, les soldats font une rotation entre les trois types de tranchées : la première ligne, soit la tranchée la plus proche du no man’s land; la ligne de soutien, ou la tranchée derrière la première ligne; et la tranchée de réserve, où les troupes attendaient d’être appelées en renfort.

Ensuite, les soldats obtenaient une période de repos de durée variable. Cependant, lors des périodes de grande activité, les soldats pouvaient demeurer aux premières lignes pendant des mois, sans repos. Les tranchées étaient un lieu épuisant, tant sur le plan physique qu’émotionnel, et les lettres des parents et amis étaient souvent la seule consolation des soldats.

S’ils ne séjournaient pas dans les tranchées, certains soldats devaient s’acquitter d’autres tâches, notamment l’approvisionnement en eau et en rations, les patrouilles dans le no man’s land et l’observation des lignes ennemies, tout cela en évitant de s’exposer aux tirs allemands et d’être tués. Même lors des périodes plus calmes de la guerre, les tireurs embusqués et les bombes tuèrent de nombreux hommes tapis dans leurs tranchées, exigeant par le fait même des renforts constants.

Mais tout n’était pas toujours noir. Malgré le cauchemar des tranchées, de nombreux hommes tissèrent des liens d’amitié solides avec leurs frères d’armes, et s’aidaient mutuellement à surmonter ces expériences traumatisantes. Ils publièrent même des poèmes, des réflexions et des caricatures et se rassemblaient pour chanter.

En 1918, la « Der des Ders » se termine et marque la fin de la vie dans les tranchées, mais pas pour tous les soldats. Bon nombre d’entre eux souffrirent de traumatismes dus aux bombardements et revivront les horreurs de la guerre pour le reste de leur vie. D’autres conserveront des amis fidèles et renoueront régulièrement avec les membres de leur régiment.

— Texte par Danelle Cloutier


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